Depuis les plaines jusqu'à la baie de Somme, en passant par les vallées, falaises, plateaux picards ou encore les larris, notre territoire possède une riche diversité de milieux !
Prolongement des falaises normandes, et culminant à près de 80 mètres, les falaises picardes s'étendent sur 6 km entre Mers et Ault.
La falaise vive n'est pas stable. Chaque année, l'érosion fait son oeuvre et conduit à la destruction de pans entiers, ce qui renouvelle sans cesse le paysage.
A partir d'Onival, la falaise n'est plus en contact avec la mer en raison du dépôt ancien de galets. Le cordon de galets qui s'étend jusqu'au Hourdel protège les bas-champs de Cayeux-sur-Mer. Il constitue une remarquable protection contre l'érosion de la falaise. Celle-ci est appelée falaise morte, en opposition à la falaise vive qui ne cesse de subir les assauts de la mer, des embruns, de l'érosion.
Les galets trouvent leur origine dans le démantèlement lent mais inexorable des falaises du Pays de Caux. Parvenus à l’eau, les morceaux de silex vont être roulés, érodés par les flots et prendre progressivement cette forme arrondie si caractéristique.
Au nord de Ault, le démantèlement des falaises a créé progressivement un cordon de galets qui assure la protection des bas-champs de Cayeux-sur-Mer contre les intrusions marines.
Les zones de galets constituent des habitats pionniers rares en Europe continentale. Elles abritent des végétaux adaptés à l’absence de sol, comme le Chou marin, protégé au plan national en raison de sa grande rareté.
Les larris, terme picard désignant les pelouses calcaires, présents sur les versants crayeux des vallées, offrent une étonnante végétation à caractère méditerranéen : genévriers, anémones, orchidées, thym serpolet, digitales…qui pousse sur ces coteaux arides et entretenue par la restauration d’un pâturage de moutons et de brebis : larris de Saint-Aubin-Rivière, de la Montagne de Vaux, de la vallée de Bouchon à Villers-sous-Ailly, etc.
Au nord de la Baie de Somme, les dunes du Marquenterre et au sud, les dunes de Brighton abrite une faune (60 espèces d'oiseaux nicheurs, triton crêté, crapaud calamite, rainette verte) et une flore (382 espèces végétales y ont été recensées dont quatre sont protégées au plan national : Liparis de Loesel, Pensée des dunes, Pyrole des sables, Elyme des sables) particulièrement riches.
Le vent met en mouvement le sable et façonne sans arrêt le paysage dunaire, tandis que les assauts des vagues provoquent un recul de la dune et son érosion constante : les dunes sont un milieu mouvant et fragile.
La Somme parcourt nonchalamment 245 kilomètres avant de se jeter dans la mer. Elle a creusé une vallée si large qu’elle se perd dans les marais et les étangs.
Les paysages sont sans cesse changeants : aux prairies succèdent les roselières, aux peupleraies les saules, aux champs les marais et les étangs. Les soirs d’été, la vallée exhale ses parfums sauvages de menthe et d’eau. Les coassements des grenouilles et quelques chants d’oiseaux viennent, seuls, rompre le silence.
A l’automne, dans la magie des brumes, c’est une véritable féerie de couleurs : les verts, ocres, bruns et roux des feuillages et des terres forment un écrin magique aux vastes étendues d’eau, véritables miroirs du ciel.
La vallée est un paradis pour les pêcheurs et les randonneurs. Les étangs de la Haute Somme regorgent de poissons, perches, brochets et anguilles. Les chemins creux suivent le dédale des bras de la rivière et des marais.
Longue de 100 kilomètres, l’Authie a creusé une verdoyante vallée qui sépare la Somme du Pas-de-Calais. Elle vient se jeter dans la Manche, à Fort Mahon, à une vingtaine de kilomètres au nord de la baie de Somme.
L’eau de l’Authie est de grande qualité. C’est une rivière à truites et saumons. Alors que la haute vallée est bocagère, la moyenne vallée, plus encaissée, offre une alternance de petits bois, marais et cultures.
Principal massif forestier de la Somme (4300 hectares), est quadrillée par de belles routes carrossables dont certaines ont été ouvertes sur ordre de Louis XI, qui y venait chasser. La forêt est particulièrement giboyeuse, il n’est pas rare d’y rencontrer des chevreuils, des sangliers ou encore des faisans. Le hêtre et le chêne en sont les principales essences.
2 réserves naturelles : La réserve naturelle Saint-Ladre et la réserve naturelle de la Baie de Somme.
7 sites font l'objet d'un arrêté de biotope dans la Somme (source : D.I.R.E.N Picardie)
16 sites clasés à titre exceptionnel
1 site Ramsar
3 zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux,
3 zones de protection spéciales
14 sites classés Natura 2000
Les ZNIEFF (Zones Naturelles d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique